
Léonie de Waha
Léonie de Waha, de son nom complet Léonie de Waha de Chestret, est née rue Hors Chateau à Liège (dans l’hotel de Sélys-Longchamps, en 1836. Elle est issue d’une longue lignée noble de l’ancien pays de Liège.
Dans les années 1860, elle créa des bibliothèques à Chênée et à Esneux, ainsi que des écoles, dont l’école de coupe et couture à Tilff, et des jardins d’enfants dans le quartier de Saint-Gilles.
Portée par la volonté du bourgmestre de Liège, Jules d’Andrimont, de fonder une école réservée aux jeunes filles, Léonie de Waha créa, en 1868, l’« Institut supérieur libre de Demoiselles » qui vit le jour en 1868 dans l’hôtel de Crassier sis rue des Célestines. Au début du xixe siècle, l’histoire ne témoigne pas de l’existence d’établissement scolaire à Liège formant les jeunes filles afin de leur permettre d’entrer à l’université, hormis les couvents ou les écoles catholiques. Léonie de Waha était une femme engagée qui souhaitait œuvrer pour l’émancipation intellectuelle des femmes.
L’Athénée Léonie de Waha
L’institution destinée à l’instruction des demoiselles fut installée dans un nouveau bâtiment construit à l’emplacement de l’ancienne cité ouvrière dite la verrerie, aujourd’hui devenue l’athénée Léonie de Waha et qui se situe sur le boulevard d’Avroy. Il s’agit d’un athénée communal qui fait, de ce fait, partie de l’enseignement communal liégeois.
L’érection du nouveau bâtiment, qui eut lieu entre 1936 et 1938, est due à l’architecte liégeois Jean Moutschen qui lui donna un cachet moderniste. Il y construisit des espaces de vie rares pour l’époque : « une salle des fêtes de 850 places, une cour de récréation de 2 400 m2, un internat, des laboratoires, une salle de musique, des gymnases, une piscine et même un abri souterrain pour 1 000 personnes ». Par ces espaces mais également en vertu de sa devanture ornée de pierres de calcaire soutenant des bas-relief illustrant des jeunes filles dans leur vie quotidienne, le lycée de Waha est considéré comme une œuvre architecturale d’importance. La décoration de la bâtisse fut réalisée par dix-huit artistes bruxellois et wallons qui ornèrent les murs du Lycée d’œuvres variées : « fresques, mosaïques, peintures sur toile, peintures sur verre et vitraux ».
Considérée comme une œuvre architecturale de grande valeur, l’athénée de Waha est classé depuis le 17 mai 1999, au patrimoine exceptionnel de Wallonie.
Source Wikipedia: https://fr.wikipedia.org/wiki/L%C3%A9onie_de_Waha
